Petite escapade entre amis en Islande épisode 4

30 01 2013

vue de la mer depuis ReikjavickIslande est une île comme son nom en français le laisse supposer, donc il y a plein d’eau autour et même dessus, c’est une terre liquide, on sent bien sous nos pieds les courants énergétiques, aquatiques, volcaniques qui la parcourent, qui la remuent et qui des fois nous font flipper.
Dans ce petit article, je vais vous raconter nos péripéties sur l’eau. Il faut savoir que je n’ai pas eu l’occasion de faire de bateau en pleine mer avant cet épisode… j’étais vierge en navigation en arrivant sur cette île. Cela n’a pas duré, deux ou trois jours après notre arrivée, nous avons décidé à l’unanimité de nos corps, je précise car je ne suis pas certain que toutes mes cellules avaient envie de vivre l’expérience, de prendre le ferry jusqu’aux iles Vestmann (je crois, j’ai du mal à me rappeler des noms). Nous avons embarqué sur un beau ferry en partance pour ces îles, mon organisme a hésité pendant quelques minutes entre accepter de perdre ses repères ou vomir, heureusement pour moi il a pris la première option et le voyage c’est 20120714_162636bien passé, le temps était gris mais pas de tempête, ni de trop forte pluie. La traversée c’est faite en compagnies de mouettes et d’autres oiseaux que je n’ai pas identifié. Et finalement au loin après avoir perdu les terres de vue, une nouvelle terre est apparue, très escarpée, avec des falaises recouvertes de guano et beaucoup d’oiseaux. Pour arriver au port, on se faufile entre les falaises, c’est impressionnant puis on arrive devant les quais, après quelques manœuvres, le bateau se gare comme une grosse camionnette. Tout le monde descend, le paysage est assez impressionnant, il se dégage du lieu une force certaine, très brute. Et là, dans le port on a vu une pub pour un tour en canot survitaminé autour de l’ile avec comme prétexte de voir les oiseaux. Je dis prétexte, car en fait pour voir les oiseaux on pourrait y aller avec un bateau « normal », là ce qui est drôle c’est le petit zodiac de course qui fend la mer et saute de vague en vague comme un mustang dans un rodéo. Donc mon petit enfant intérieur est pris de frissons quand les filles expriment leur envie de ce taper ce petit délire flottant, euh… un bateau en un jour ça me semblait déjà un bel exploit… bon aller on va tenter l’expérience, je me laisse porter par l’enthousiasme de Marion et de Carine. Nous nous inscrivons pour le prochain tour de piste, en attendant nous avons le temps de faire un tour dans les rues du village.
oiseaux guanocie IMG_3299 © Carine Allain - 2012IMG_3304 IMG_3326 IMG_3317 IMG_3300 A l’heure dite nous voilà au point de rendez-vous. On nous refile des combinaisons de survie, des gilets de sauvetage, nous nous équipons et rejoignons les petites embarcations. S’installer dessus est déjà intéressant, on chevauche des sortes de sièges/selles avec un arçon posé devant pour s’accrocher… ça pu cette histoire ! La tenue, le gilet de sauvetage, le siège et sa poignée… je crains le pire.
Tout le monde monte, le capitaine est un viking d’une cinquantaine d’années, sympathique mais qui pourrait vous arrachez les intestins avec les dents si l’envie lui venait. Il a un sourire carnassier, le visage buriné par le vent marin, un peu comme les falaises qui nous entourent. Nous quittons le port, lentement, c’en est même inquiétant tellement c’est doux, du coup tout notre équipement me semble démesuré. Mais très vite, le « pédalo » accélère, se transformant en petite ferrari des mers… et d’un seul coup il vire de bord presque à 90°, whaoooooooooooooooouuu ! ça me glace le sang, mais j’adore ! Et on part à la recherche d’oiseaux, de nids sur la falaise, de grottes obscures en changeant de rythme, passant de l’état de matelas pneumatique de plage à hors-bord de compétition en quelques dixièmes de secondes. Et petits virages serrés après petits virages serrés, saut de vagues en vagues où mon cul s’écrase sur la selle/siège, nous croisons les oiseaux, leurs nids et quelques puffins (macareux moines), sources de toute notre attention. Drôle d’oiseau que le puffin, être multidimensionnel, pataud dans notre univers, munis de ce nez de clown multicolore qui le rend reconnaissable entre tous les autres oiseaux de mer. Le capitaine a une petite attirance pour Carine, des fois j’ai l’impression qu’il commente le tour uniquement pour elle. Il joue de son côté vieux loup de mer, c’est drôle et charmant, je le trouve sympathique, un drôle de bonhomme. Nous rentrons au port éreintés, combinaisons trempées, mais ravis par le spectacle.
Nous rendons l’équipement, et regagnons le quai ou nous attend le ferry. A l’heure dite, nous embarquons, reprenons le chemin du retour, long, pluvieux et environné de mouettes et autres oiseaux marins. Le spectacle est beau, je ne m’en lasse pas. La terre disparait, plus rien que l’océan, puis après un long moment, une ombre au loin, qui peu à peu s’affirme, se confirme, la terre, le ferry ralenti, manœuvre d’accostage et nous revoilà à quai.C’était mon baptême marin… c’était bien !

Sur le coup je pensais que c’était fini, plus de bateau jusqu’à la fin du séjour… heureuse erreur !
20120715_170323 20120715_180214 20120715_182136 photo (10)Dès le lendemain, nous nous rendons au bord du lac Jökulsárlón, un grand lac rempli d’icebergs. Après avoir fait un petit tour sur ses rives, avoir récolté quelques jolies pierres, vu un phoque nous passer sous le nez, Marion nous demande d’y faire une balade en bateau… il est un peu tard, nous ne sommes pas sur de pouvoir le faire, nous arrivons devant une camionnette où sont proposées des balades en zodiac, mais les dernières sorties affichent complet, un peu déçus, nous décidons d’aller un peu plus loin, où d’autres personnes proposent des promenades sur le lac en camions amphibie, ça me parle bien, tant qu’à me gaver de bateaux autant faire dans l’originalité. En plus il reste des places et le départ est imminent. Nous grimpons à bord d’une grosse bétaillère, nous nous équipons d’un gilet de sauvetage orange du plus bel effet et en route sur le chemin pierreux. Arrivé au bord du lac, le véhicule s’enfonce lentement dans l’eau rejoignant les icebergs en pleine baignade. C’est très impressionnant ce passage entre la terre et l’eau, ce moment où l’on change d’élément. Un instant j’hésite entre garder mes poumons ou me laisser pousser des branchies, finalement mes poumons me seront plus utiles. Et on flotte, étonnant quand on regarde l’allure de l’engin qui nous porte. Le guide, un asiatique fort sympathique, nous explique la formation de la glace, les couleurs des icebergs, nous parle des films tournés sur ce lac et de l’entreprise que cela a été de geler le lac qui naturellement ne gèle pas car il a un bras qui se jette dans la mer. Nous flottons entre les blocs de glace, monochromes, bicolores, tricolores. C’est irréel, l’impression d’être passé dans une autre dimension. Le guide nous fait gouter de la glace vieille de plusieurs millions d’années, Marion en récupère un bloc, elle veut le présenter à un whisky qui attend dans la voiture. Nous quittons l’eau comme nous y sommes entré, par le petit chemin pierreux. Arrivé au parking des camions flottants, Carine et moi partons longer le bord du lac, pendant que Marion joue les entremetteuses entre la glace et le whisky. Pendant notre promenade, nous assistons au renversement d’un iceberg, c’est bruyant, on est pas grand chose face à la puissance de la nature.

Après cette excursion aquatique je croyais être sevré, on a bourlingué confortablement pendant quelques jours sans trop approcher de l’océan, ni de bateaux, même si les rivières, chutes d’eau et autres manifestations d’H2O étaient toujours présentes dans le décor. 20120720_161843 20120720_104244Nous sommes parvenus au nord de l’ile. De là, l’ile la plus septentrionale est accessible par ferry, du coup, on n’a pas pu s’en empêcher, il a fallu que l’on prenne le bateau. Ce coup-ci le temps était moins clément, beaucoup de vent, de la pluie et comme nous sommes des aventuriers… quelque part sans doute, nous avons décidé, Carine et moi de faire la traversée sur le pont avant du bateau, au début il y avait quelques courageux avec nous, mais très vite les rangs se sont clairsemés, nous laissant seuls sur le pont à braver la tempête (enfin le grain). C’était tripant, génial, on était trempés, on ne ressemblait à rien, mais c’était phénoménal comme sensation de liberté, de jouissance du moment présent. 3heures à se prendre les embruns, le ressac et toute la flotte qui pouvait nous atteindre. Bizarre comme tout est relatif, à Paris je râle si je me prend une averse, là, je frôle l’extase sous des tonnes d’eau froide. Comme par magie, nous arrivons au port de Grimsey avant de ressentir trop le froid et l’inconfort de toute cette humidité. Grimsey est une ile étonnante, elle est dans le cercle polaire, elle regorge d’oiseaux, surtout de puffins (macareux moine), on en trouve partout, comme des nuées de mouches, partout sur les falaises, débouchant de leur terriers. On ne voit pas d’hommes, c’est une femme qui s’occupe des amarres, des femmes qui tiennent le resto des femmes sur les engins de portage autour du port, des femmes partout. Nous nous sommes installés dans le resto, avons commandé une soupe aux champignons, c’est open-bar, on paye un bol et on peut se resservir tant qu’il y a de la place dans notre estomac, c’est lors de ces occasions que l’on se rend compte que l’estomac est plus vaste que ce que l’on pensait. Vraiment bonne cette soupe. On fait un petit concours, on espionne nos voisins, histoire de voir qui se ressert le plus de soupe et de pain… c’est un petit vieux, premier à remplir son assiette quand la soupière complètement vidée par nos assauts est enfin ravitaillée.
20120720_145331Après avoir rempli nos corps, nous partons faire un tour rapide, faut pas rater le bateau, sinon on est bloqué là jusqu’au lendemain. Rencontre avec le puffins, volant, surveillants, entrant ou sortant des terriers creusés dans la falaise. Magique ! Puis on franchit le cercle arctique symbolisé par un poteau plein de flèches directionnelles. Je me retrouve devant un gros rocher qui se trouve sur le cercle arctique que je photographie pour une amie. Puis nous repartons vers le port, embarquons et de nouveau en mer face aux intempéries. Cette fois, nous sommes comme la plupart des passagers épuisés, nous trouvons un petit coin au pied d’un escalier pour nous poser et piquer un petit somme, d’un oeil mais c’est mieux que rien. Nous débarquons finalement à notre point de départ, content de trouver un bon lit et très satisfaits de ce petit voyage en terres/mers polaires.

Voilà pour nos aventures en mer, mais nous avons côtoyé des cascades, toutes plus magnifiques les unes que les autres, l’une d’elle a eu raison de mon appareil photo. Celle qui m’a le plus touché c’est Godafoss, j’en parlerais dans un prochain épisode. Nous avons aussi rencontré des torrents, Carine s’y est baignée, c’est très courageux car l’eau était assez fraiche.

En récompense pour nos efforts, nous avons fini notre séjour dans ce pays magique au Blue Lagoon, une piscine à eau chaude, très chaude. J’en reparlerais dans un autre article.

© Carine Allain - 2012

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C’est étrange, je croyais l’article achevé et en regardant les quelques photos que je voulais incorporer, je me suis rendu compte que j’avais fait l’impasse sur une sortie en mer sur un baleinier reclassé pour aller voir les mammifères marins. D’autant plus étrange que cette sortie a eu lieu dans la seule escale où je n’étais pas bien car je ne me sentais pas du tout en harmonie avec cette ville et le lieu d’hébergement énergétiquement pollué. Pourtant la balade en mer était sympathique, accompagnée d’une guide charmante, hollandaise et francophone, le luxe ! Nous avons vu et approché quelques baleines, et la navigation sur un ancien baleinier était assez poétique.

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Petite escapade entre ami(e)s en Islande épisode 3

25 01 2013

Je ne vais pas suivre l’ordre chronologique et je vous demande de m’en excuser, mais j’ai depuis quelques semaines eu l’occasion de raconter plusieurs fois une anecdote concernant notre séjour au pays des glaçons et des jours sans fin. Je vais donc la coucher sur écran en espérant qu’elle s’y sente confortable et qu’elle vous apporte des informations conscientes ou inconscientes dont vous avez besoin.

petit pont icelandais

© Carine Allain – 2012

C’était entre le 7e et le 9e jour, je ne sais plus trop, cette continuité diurne me fait perdre le compte. Nous roulions sur la route principale au nord de l’ile, quand nous avons aperçu un petit pont tout en bas d’une petite vallée très encaissée. Il était blanc, semblait tout petit et j’avais l’impression qu’il m’appelait à corps et à cris. Marion et Carine, mes compagnes de route, acceptent de se garer sur la parking posé là comme un fait exprès pour que je puisse rendre visite au petit pont blanc.
Carine décide malgré son vertige de se poser sur un petit éperon rocheux large d’une cinquantaine de centimètres avec le vide autour, Marion se balade sur le plateau et je décide de trouver un moyen de rejoindre la construction blanche qui enjambe la rivière en contre-bas.

Si j’avais écouté mon mental, j’aurais sans doute arrêté l’histoire ici, en effet, le petit pont qui à une époque avait dû être accessible depuis les hauteurs se trouvait isolé aujourd’hui, le chemin érodé s’était sans doute effondré il y a quelques temps. Trop curieux et certain de vivre une expérience exceptionnelle, je décidais de descendre la pente jusqu’à une petite corniche de caillasse qui menait tant bien que mal jusqu’au pont. Mon alarme interne aurait dû se déclencher, la pente qui paraissait facile à descendre se révélait plus pentue que prévue, faite de gravillon et de pierres décrochées, sa stabilité était douteuse voir illusoire… tant pis me dis-je, je m’accrocherais aux blocs de pierre qui jalonnent ma course vers le bas. Quelle erreur, dès le premier rocher, qui devait bien faire + de 100 kilos, ma main en décroche une bonne dizaine en se posant dessus. Où que je pose mes doigts, la roche se détache comme de la sciure de bois. J’aurais pu m’arrêter là et remonter péniblement mais surement sur le plateau, abandonnant l’idée d’atteindre ce petit pont de bois blanc. C’est mal me connaître, je décide de continuer, je dévale, glisse et saute d’éboulis en cascade de roche jusqu’en bas, une vraie petite chèvre !

Enfin sur la corniche et fier d’avoir réussi à descendre jusque là, je jette un œil vers le haut et constate avec un peu d’étonnement que la pente est décidément bien plus abrupte que je ne l’avais envisagé, mais ayant fait la moitié du chemin je décide de continuer le long de la corniche, ne quittant pas des yeux la falaise à ma gauche qui je le comprend à chaque pas peut s’effondrer sur moi sans prévenir.

J’arrive enfin face au pont, la rivière vrombit en dessous, de l’autre côté un grillage et une falaise !? A quoi sert donc ce pont inaccessible et ne menant nulle part ? Bon j’y suis j’en profite, je le franchis, une fois, deux fois, je reste au milieu, je regarde partout… je sens que des énergies interrogent mon énergie, il y a quelques échanges… je suis peut-être venu pour ça ?

© Carine Allain - 2012

© Carine Allain – 2012

Mon mental se met à siffler, faut peut-être remonter, les filles vont s’inquiéter. Un dernier coup d’œil au pont et je reprends la corniche dans l’autre sens. Après une vingtaine de mètres, je décide que l’endroit doit me permettre de remonter même si plus je regarde la pente, plus j’en doute… mais il faut bien remonter de toutes façons, rester au fond du ravin n’est pas envisageable. je me lance donc à l’assaut de cette pente qui se défile sous mes pieds, je lance mes bras le plus loin possible, m’agrippe aux quelques cailloux d’envergure qui ne se pulvérisent pas sous la pression de mes doigts. Au bout de quelques minutes, quelques ridicules minutes, je m’arrête, reposant de tout mon poids sur le pied droit, rien à portée de main ou de pied qui accepte de m’aider à remonter. Je fais une, deux, trois tentatives pour essayer de gagner ne serait-ce qu’un point d’appui supplémentaire. Rien ne supporte mon poids. Je demande conseil aux énergies qui m’accompagnent, ce que je vois est sans appel, si je continue par cette voie, je termine ma course en bas du ravin. Je ne regarde pas souvent la télé, mais pour le coup des images d’une émission présentée par Bear Grylls, un ancien commando Britannique qui montre comment survivre en situations difficiles, me reviennent en tête. Il expliquait que pour gravir une pente raide, il faut au minimum trois points d’appuis, là j’en ai qu’un. Il conseillait de rechercher un chemin qui permette d’avoir ces trois appuis. C’est sans appel, je redescends et longe le ravin jusqu’à ce qu’un des esprits de la nature qui m’accompagne réagisse. Visiblement à cet endroit la montée est possible. je regarde la pente, elle est plus raide que celle devant laquelle j’ai renoncé tout à l’heure.  Ok de toutes façons je me vois pas rester en bas indéfiniment et l’hypothèse d’effrayer les filles et de faire intervenir les secours pour me remonté me semble inacceptable. Ok le lutin ! Je te fais confiance, j’attaque la pente avec tout ce qui me reste de puissance, je m’élance, m’accroche comme je peux, respectant toujours le théorème de Grylls sur les trois points d’appuis. A mi-pente, je bloque, j’ai pas assez de détente pour saisir le rocher suivant, je me retrouve à deux appuis, tant pis Bear… c’est juste suffisant pour saisir le colosse minéral, me hisser et… soulagé je finis la montée en courant ! Ouf ! j’y suis arrivé !

Je retrouve Marion, et toujours plantée sur son éperon Carine qui commence à s’y sentir très inconfortable. Je l’a rejoins à bout de souffle, et nous regagnons calmement le centre du plateau.
Quelle aventure, pour un pont ridicule qui n’a aucune raison d’être là si ce n’est pour me faire travailler mes peurs. Très efficace ce pont !





En prévision sur les prochaines semaines et prochains mois…

9 08 2012

Un petit tour d’horizon des événements prévus ou en cours d’étude. Les pré-inscriptions et inscriptions sont ouvertes, faites-moi savoir par mail ou téléphone (06 26 46 45 60) si vous êtes intéressés par un de ces projets.

Promenades du mois d’août (connecter son moi divin, se révéler à soi) :
vendredi 10 août 2012 à Saint Cloud (92)
vendredi 17 août 2012 aux Buttes Chaumont (75)
mercredi 22 août à Saint Cloud (92)

Promenades en province : 
un week-end en septembre 2012 (à définir) pour découvrir la colline de Fourvière  à Lyon.
un week-end d’ici la fin de l’année 2012 (à définir) découvrir l’Argoat (Bretagne intérieure).

Les nuits des sorcières et des druides (ouvert aux anciens stagiaires, nombre de places limitées) :
fin octobre 2012 à Callac (Bretagne)

Promenades au loin :
8/10 jours à Magadascar
8 jours en Islande en 2013
8 jours à Valencia (Espagne) en 2012/2013
8 jours dans les Highlands en Ecosse en 2013
… si vous avez des idées, des envies, si vous habitez loin et souhaitez nous accueillir pour un stage, n’hésitez pas à me contacter.

Et toujours les rendez-vous individuels en forêt, parcs ou à domicile. Ainsi que les consultations téléphoniques, par skype ou par email et même parfois par sms.

par mail ou téléphone
(06 26 46 45 60).





Petite escapade entre ami(e)s en Islande – épisode 2

3 08 2012

Nous partons vers la cathédrale de Reykjavík, une petite rue « provinciale » nous conduit vers une « fusée » de béton. C’est clairement lié à l’espace, de loin on dirait un vaisseau intergalactique. On s’approche, j’ai l’impression que le sol n’est pas droit, d’ailleurs ça se voit sur les photos…

Malgré ce petit soucis de verticalité, nous arrivons sur la place qui lui fait face. Le sol de la place, appelle à suivre un labyrinthe de dalles plus foncées. Je me laisse porter part le lieu et fait mon petit chemin tortueux. Marion est très gênée par l’énergie du lieu. Elle préfère ne pas nous suivre dans l’édifice.

Nous pénétrons dans la « fusée », à gauche un ascenseur pour visiter le haut du clocher… pas pour nous. L’énergie est très particulière, pour moi elle est clairement extraterrestre, elle me fait penser à la cathédrale de Fourvière à Lyon. Pendant que Carine s’installe sur un banc, je m’enfonce vers le cœur, ça brasse, je me retrouve devant une icône d’ange. J’ai quelque chose à recevoir et à donner… j’attends… c’est bon ?! Oui… bon je prend une photo et je repars récupérer Carine au passage. On s’arrête devant la sculpture impressionnante d’un homme qui pourrait être Jésus ou un druide ou un autre personnage, c’est étrange, c’est la première fois que je vois une sculpture de Jésus aussi peu identifiable, pas de croix, pas de stigmates…  Au moment de franchir la porte de sortie nous nous retrouvons scotchés au sol, les pieds collées aux dalles. On cherche ce qui nous empêche de quitter ce lieu, nos pieds se libèrent d’un coup lorsque nous accomplissons le geste juste… étonnant !

Nous retrouvons Marion assise sur un caillou qui affleure sur la place près de la statue d’Eric le rouge. Une très curieuse église.

Nous redescendons tranquillement vers l’hôtel.

Alors les âmes sensibles, les moins de 18 ans, les complexés du « stylet », je vous conseille de ne pas lire la suite. Nous sommes retournés à la voiture, qui je vous le rappelle était garée devant le « Icelandic Phallological Museum » (voir article précédent). La curiosité nourrit par la vitrine qui contenait un phallus de girafe tout blanc, nous « pénétrons » dans ce musée iconoclaste.

Nous sommes accueillis par une sculpture, sorte de publicité pour le viagra, les filles ne s’y attardent pas, comme vous pouvez le voir sur la photo elles sont déjà passées aux choses sérieuses.

Le musée contient des fioles de formol dans lesquelles flottent les parties viriles de nombre d’animaux, surtout marins, mais pas que…

Sur les photos ci-contre, deux spécimens d’engin reproducteur, l’un des plus petits du musée et l’un des plus gros… je dois avouer que je ne me souviens plus à quelles créatures appartiennent ces organes.

 

 

Sur les photos suivantes, un phallus bifide et celui d’un éléphant, impossible de le confondre avec sa trompe beaucoup trop lisse et surtout il manque les oreilles.

 

 

Dans le domaine des curiosités, il y a des lettres d’hommes qui veulent faire dont de leur organe au musée après leur mort, je précise des fois qu’il y aurait des vocations parmi mes lecteurs. On trouve aussi des sculptures plus ou moins bien réussies. Des appendices plus qu’improbables, comme celui d’un elfe… on voit rien, c’est normal c’est éthérique, mais tâtez avec le biochamp, c’est curieux…

Enfin le « bouquet » final (à ne pas offrir pour la fête des mères même si c’est un bouquet), un truc grisâtre qui ressemble à un vieux lemming empaillé oublié dans un verre d’eau… un donneur humain est mort à 90 ans et le musée à récupéré le trophée enfin vue la tronche du trophée (à droite sur la photo)… Puis le préféré de Marion, le sexe du renne avec sa petite pointe rouge comme le bonnet du père Noël !

Dans le prochain épisode, nous partirons à la découverte du sud, geyser (rien à voir avec le musée) et cascades au menu.





Petite escapade entre ami(e)s en Islande – épisode 1

1 08 2012

Voilà un an que nous avions programmé cette petite expédition en Islande, au début nous étions une vingtaine à être intéressés par le projet, puis la routine, les obligations, le manque de motivation aidant, nous nous retrouvâmes 3 « finalistes », billet électronique en main la veille du départ.

Je retrouvais Carine à Paris chez Corinne, une autre amie qui ne pouvais pas nous suivre en Islande mais qui nous hébergeait pour la nuit afin de facilité le trajet jusqu’à l’aéroport Charles De Gaulle. En taxi, à 5h00 du mat’ c’est facile et rapide. Arrivés les premiers nous enregistrons nos valises et attendons l’arrivée de Marion, la 3e aventurière.

Nous n’avons pas à attendre longtemps, la voici accompagnée de son « homme ». Après enregistrement et séparation du couple, nous voilà prêts à franchir la sécurité, les océans et tous les dangers qui nous séparent de cette île mystérieuse au nord de l’Europe.

3 heures de vol, quelques sucreries en plus et nous atterrissons sur la piste de l’aéroport de Kéflavik. Profitez bien des rares noms islandais que je vais citer, car il y en aura pas beaucoup, trop compliqués à écrire et à mémoriser, désolé !

Le soleil nous accueil, il fait un peu frais mais c’est agréable. Un jeune « viking » nous récupère dans le hall et nous conduit en fourgonnette jusqu’au loueur de voitures. Quelques formalités, ,etc. et nous voilà face à l’engin qui va nous servir d’abri, de moyen de locomotion et peut-être plus ? C’est un beau SUV, noir, bleu ou gris, on ne sait pas trop, on va être bien dedans. Nous n’avons pas pris les assurances supplémentaires, contre les gravillons, les crottes d’oiseaux ou les éruptions volcaniques… non, la dernière n’existe pas ! il ne va rien nous arriver, on se l’est promis.

Premières difficultés, la voiture n’a pas de clés, elle est automatique, on ne sait pas la mettre en marche… retour chez le concessionnaire, comment elle marche ? Rapide explications, on le tente… on appuie sur le petit bouton « start »… rien ? Re-appuyage ! Broumm ! Allez on met le levier sur « D »… ah oui le frein à main ! C’est parti, en avant pour l’aventure !

Direction Reykjavik à une vingtaine de minutes de l’aéroport pour prendre possession de notre chambre d’hôtel et visiter la capital islandaise.

Nous nous garons en face de l’hôtel et devant une vitrine pour le moins curieuse, celle du Icelandic Phallological Museum… tout un programme, mais c’est pour plus tard.

La chambre est disponible malgré l’heure matinale, nous nous y installons, très petite, confortable, avec des dessus de lits rayés « zèbre », les wc et douches sont sur le palier, mais c’est propre et moderne.

Nous prenons notre temps pour nous installer, puis décidons d’aller faire un petit tour en ville. Bon là, je dois être honnête, je ne sais pas si c’est l’air islandais, l’intemporalité de cette île ou la nuit est absente ou une manipulation extraterrestre, j’ai beaucoup de mal à me rappeler dans l’ordre les évènements, je mentionnerais donc les faits tels qu’ils me viennent à l’esprit en espérant ne pas trop me tromper dans le cours des choses et dans le rôle de chacun des acteurs de cette aventure. Merci pour votre indulgence.

Je crois que nous sommes parti voir le bord de mer, photos, oiseaux vent frais, très frais. Puis recherche d’un resto, on a galéré un peu, les premiers étaient fermés ou pas très accueillants. Enfin on est tombé sur le 73, la vitrine ne paye pas de mine, mais à l’arrière il y a une terrasse, bon c’est pas saint Trop’, mais avec le soleil et à l’abri du vent c’était les vacances. J’ai pris un super hamburger (300 gr de viande) au bacon avec frites (french fries)… un délice, de loin le meilleur hamburger que j’ai jamais mangé ! Parfait en saveurs, les frites avec un peu de peau (des vraies patates, pas de la purée recomposée) délicieuses ! Miam ! un régal…

Mes complices sont du même avis que moi, en tout cas sur la photo ça semble positif comme avis. Carine, Marion, n’hésitez pas à rajouter de commentaires au bas de l’article pour partager avec les lecteurs l’émotion suscitée par cette délectable nourriture.
Si vous avez des commentaires concernant les bières, n’hésitez pas à partager. Le coca était très classique, rien d’étrange ou de particulier, c’est ça la mondialisation.

Suite à ce bon repas, nous sommes partis explorer la ville en longeant la côte jusqu’à un bâtiment moderne au allures de château de cristal… le Graal y est-il caché ? Je suis pas très fan de l’architecture moderne, mais pour le coup j’ai apprécié ce bloc cristallin posé près du port.

A l’intérieur, un café, un resto, une boutique, des toilettes, une salle de réunion, deux, encore des toilettes, de l’espace et encore des toilettes… ou c’est les même et j’ai fait le tour sans m’en rendre compte.

Après ce bâtiment, les petits immeubles et jolies maisons colorées m’ont semblé assez fades, une petite place ornée de gazon avec une statue en son centre.

Un peu plus loin, une sculpture assez étrange.

Nous avons continué notre balade puis nos oreilles ont été attirées par une mélodie pop et une jolie voix. Sur la principale rue commerçante, un petit groupe de jeunes islandais, interprétais une chanson devant des badauds enthousiastes que nous avons intégré avec plaisir

Musique de rue – Islande 2012

La suite dans le prochain article, première rencontre énergétique avec la cathédrale de Reykjavik.