Le peuplier noir de Callac

23 09 2015

pour Aya

Quand tu aimes la nature et qu’un arbre te tombe dessus c’est une drôle de fin, non ?

Et bien c’est ce qui m’est arrivé le 2 mai. Le plus étonnant c’est que je suis mort. Enfin, c’est un peu plus compliqué que cela.

Si j’écris ce texte c’est que j’ai survécu à cet accident, pourtant le 2 mai 2015, je suis mort, écrasé par un peuplier noir de quatre mètres cinquante de circonférence. Il c’est passé quelque chose de notable au moment même où le tronc a heurté le sol et où l’une des branches c’est fichée aux coordonnées précises où je me trouvais. Tout c’est joué sur le facteur espace temps, c’est ce qui a permis de dupliquer les dimensions. Je m’explique. Dans la dimension de départ, je creusais le sol afin de créer une terrasse pour rendre le fond du jardin plus accessible. J’étais positionné sur un point précis de l’espace. Lorsque l’arbre est tombé, il y a eu ouverture vers deux possibles. Je reste dans cette première dimension, l’arbre me tombe dessus… tué sur le coup. Mais, j’ai aussi la possibilité d’anticiper cette chute et de changer mes coordonnées… sain et sauf. Les deux faits se sont produits. Ma conscience habite dans la dimension où j’ai survécu, c’est pourquoi je peux écrire ce que vous avez sous les yeux. Le plus étonnant dans cette histoire c’est de ressentir cette bidimensionnalité. Pendant que je courais pour m’éloigner du point d’impact, j’ai ressenti mon corps énergétique présent en deux lieux, comme un étirement élastique, comme si j’étais toujours près de ma brouette en train de creuser et pourtant bien présent sur les jambes qui me portaient loin de là. Au moment même où l’arbre a scindé cet espace temps, mon corps énergétique c’est rassemblé où se trouvaient mes pieds, cinq mètres plus loin, en sécurité. L’effet élastique de ce corps qui se regroupe reste un souvenir surprenant. Et la conscience d’avoir vécu un double épilogue est assez troublante. Je suis mort d’une mort assez grotesque pour quelqu’un qui parle aux arbres et en même temps grâce à un noisetier, j’ai survécu. Oui, c’est un noisetier derrière moi qui m’a alerté du danger, c’est grâce à lui que relevant la tête deux ou trois secondes avant le moment fatidique, j’ai pu anticiper, courir et vivre.

Mon âme a choisi la dimension où j’ai survécu pour continuer à exprimer sa créativité. Mais je sais qu’à quelques fréquences d’ici, vous êtes tristes et choqués parce que je suis mort écrasé par un arbre que j’ai tant aimé. Réjouissons-nous, car quelque part autour de nous, nous sommes toujours ensemble !

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3 responses

23 09 2015
Goran

Bonjour
Et merci de nous partager ce moment
Je rebondis sur ce que tu dis et ca confirme que mes pensees sont bien en algnement avec ce que me fait comprendre mon ame
Je ne dirige que mes choix le reste c est pas moi meme les pensees ne vienne pas de moi les gestes non plus juste le choix
Et si j ecoute mon coeur mes choix me conduisent plus vite vers mon unicite
Je suis venus oublier qui je suis pour me rappeler que je suis.
Goran

23 09 2015
Isabelle Sagotdecressonnière

là où tu es mort , suis je morte ou vivante ? ❤

23 09 2015
Valentine

Heureuse de te compter parmi nous dans cette dimension en tout cas.

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