Petite mise à jour musicale

11 04 2012

Il y a quelques semaines, Biou me parle de Joël Ducatillon qui doit passer dans la région pour Pâques. Pour être franc, je ne connaissais pas Joël, je ne savais pas trop ce qu’il faisait donc je fais une petite recherche sur internet et je tombe sur l’eau diamant, j’en avais entendu parlé et j’en avais goûté grâce à une amie. Je tombe aussi sur une série de vidéos où Joël explique son travail, sa perception des choses. Je suis assez étonné car même si je n’adhère pas à tout, je reconnais un cousinage, certaines similarités de pensée. Un peu intrigué j’accepte la proposition de Biou, nous assisterons à cette rencontre en région parisienne.

Le jour « J », nous voilà partis vers le lieu de rendez-vous. Mais quelque chose ne va pas, le GPS veut nous conduire vers une route qui est close les jours fériés, rien à faire, il s’entête, nous fait faire des petits tours, dans des ruelles étroites, nous mène vers des cul-de-sacs… on finit par naviguer au juger. Sur le chemin, une petite bonne-femme à pied sur le rebord d’un rond-point nous lève un pousse timide, Biou s’arrête, c’est elle qui conduit. La petite femme nous dis vouloir aller vers un lieu qui n’est pas sur notre chemin, Biou hésite, je lui rappelle que nous sommes en retard et que ce n’est pas sur notre chemin. Biou redémarre et suit le GPS qui nous mène de nouveau dans une voie sans issue. allez ! Demi-tour, on repasse devant la dame qui fait du stop, Biou s’arrête de nouveau… elle m’explique qu’elle voudrait bien avancer la personne, je lui dis que ça ne lui rendra pas service, là elle est sur un rond-point avec du passage, nous on sera obligé de la laisser sur le bord de la route un peu plus loin, là où nos chemins bifurquent. Donc on repars sans l’auto-stoppeuse.
Le GPS nous mène dans une mauvaise direction, puis nous fait faire demi-tour… un vrai parcours initiatique ! Finalement nous arrivons dans la commune. Biou veut se garer sur un parking, mais je regarde le GPS… il reste encore du chemin on dirait, alors on repars, on suit le GPS, au bout de 500 mètres je me dis qu’on a bien fait, à pied on aurait mis 20 mn pour arriver là. Et c’est pas fini, le GPS nous guide encore, l’arrivée semble être au bout du monde. Enfin on voit le petit drapeau se dresser sur l’écran du GPS ! « Vous êtes arrivés à destination » nous confirme t-il de sa voix mécanique. Nous descendons de voiture, je demande l’adresse à Biou, elle me donne le numéro et la rue, je repère la rue à 20 m de là. En avant, nous sommes en retard, la rue semble ne jamais se terminer… enfin nous voilà devant le numéro… on sonne, pas de réponse… Biou vérifie l’adresse, sonne de nouveau… rien. Biou compose le numéro de téléphone de la personne qui a organisé la rencontre, ça sonne, on entend la sonnerie dans la maison de l’autre côté de la grille… euh ! rien… tout à coup Biou se rappelle que c’est peut-être pas là, on lui avait parlé d’un local associatif !
Ben nous voilà bien ! On rebrousse chemin, on se retrouve devant la voiture, je vois un petit immeuble en face, dans une sorte de parking, avec des affiches, des papiers collés un peu partout. Je me laisse porter vers ce lieu. Je passe devant, cherche un indice qui confirmerait la présence de spécimens humanoïdes aussi bizarres que nous. Biou m’a suivi, elle s’approche d’une des portes. La porte s’ouvre, une femme au cheveux courts se montre, nous fait un geste de la main. Elle nous confirme que nous sommes bien arrivés, nous montre un mot écrit au-dessus de la porte, comme une évidence, ça ne me dis rien, visiblement rien non plus pour Biou. Nous entrons dans la petite salle qui sert d’atelier de peinture en semaine. Elle est pleine, une cinquantaine d’yeux de couleurs diverses nous accueillent. Un petit bonjour timide de notre part, on règle notre participation à la conférence et on se trouve 2 chaises dans un coin. Malgré notre retard, nous n’avons rien loupé.

Joël est là, souriant, accompagné de sa femme, Virginie. Il nous explique le déroulement de la rencontre, pendant une heure il va nous expliquer son travail, comment il voit l’actualité et les évènements de ces derniers jours. Ensuite, il jouera « les codes », des séries de chiffres que Joël utilise comme des notes de musique, sur son synthétiseur pour mettre à jour notre ADN.

Pendant une heure, Joël parle de son travail, de l’eau diamant à ces nouveaux codes qui ne nécessitent plus de support physique autre que nos corps pour rayonner. Il parle aussi de l’après élections, les choses vont bouger encore plus vite. De temps à autres il site un passage de la bible ou des évangiles en rapport avec les événements en cours. Il parle de la situation des Etats-Unis qui est loin d’être aussi idyllique que certains veulent bien nous le faire croire. Il nous lit une lettre d’un de ses amis, français expatrié qui projette de revenir en France tant la situation là-bas est catastrophique. L’atmosphère de la pièce s’alourdit, la peur pèse. Il nous parle aussi d’italiens qui ont mis au point un système très économique pour chauffer les maisons…
Avant de démarrer la séance musicale de mise à jour, il donne la parole à sa femme, une québécoise, à en juger par son accent. Elle explique un peu son rôle, puis nous propose une séance de « centration », centrage en français. Sur fond musico-new-ageux, elle nous demande de fermer les yeux, de descendre en nous etc. Bon, je suis pas trop fan de la méthode, mais chacun son truc. En fait j’accroche pas quand il y a trop de rituels, pour moi, il y a trop de décorum, la musique, les gestes, les phrases dites mélodieusement, les sourires nuageux ou new-ageux de Virginie. Je me sens pas super à l’aise, d’autant que le public semble soit hypnotisé soit vidé de tout libre-arbitre. La séance de détente s’achève, et la transmission des « codes » commence. Joël se lance dans un « concert » au synthé, d’un coup je repense au concert de Jean-Philippe Rykiel et Lama Gyurme auquel j’ai assisté avec Biou il y a 1 an ou 2 (ici). Même sons, même informations ? Mais il manque le Lama, et pour moi ça fait un gros manque. Bref au bout de 45 mn de ce traitement auditif, j’ai mal aux fesses, pas de lien, juste le fait d’être mal assis… je suis content que ça s’arrête. Petits échanges entre le public et Joël.
Joël nous dis qu’à un moment, alors qu’il jouait, il entendait une musique supplémentaire et sur sa gauche un brouhaha à tel point qu’il a eu l’impression d’être dans un bistrot un jour de marché, c’est marrant parce que j’ai eu le sentiment que j’étais là pour que Joël et moi échangions des infos sur nos parcours respectifs, un peu comme si on se retrouvait dans un café pour échanger les dernières nouvelles… sauf que ça c’est passé sur un plan subtil, loin de nos consciences.

Les questions se sont tues, les gens se sont rapproché de Joël et Virginie, des dialogues se sont installés, Biou et moi nous sommes esquivés. Retour à la voiture et GPS activé pour le retour. Pas d’erreurs sur le chemin, le GPS nous a livrer à domicile sans se perdre… étonnant.

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