Retour sur le stage de la matière au subtil à travers le minéral, le végétal et l’animal

30 03 2012

Samedi dernier, une grande première, un stage en coanimation avec François Munch (http://munchf.blogspot.fr/2012/03/compte-rendu-premier-stage-de-la.html), Taquine, Nicolas et le terrain sur lequel ils travaillent quotidiennement.
Au départ un peu d’appréhension, comment ça va se passer, fluide ? actif ? hésitant ? Je lâche prise, je laisse aller les choses, après tout j’ai déjà animé des stages, François aussi, donc tout va bien.
Tout commence par un barbecue, délicieuse synthèse du végétal, du minéral et de l’animal. Ensuite on décolle pour le lieu de rendez-vous. Arrivés sur place, Taquine, Nicolas nous attendent gentiment. Première vérification, est-ce que tout le monde est ancré ? centré ? Non! Une participante est assez décalée et pas très ancrée, François suggère de se rapprocher de Taquine, la percheronne de 800 kilos. Effectivement le contact avec le cheval recale et ancre presque totalement la participante. Nous voilà prêts à démarrer le stage.

Pour commencer nous créons un lien entre les participants en jouant, en 2 coups de cuillère pot le groupe est à l’unisson.

Je propose une approche du minéral. François nous guide dans le champs, nous nous arrêtons autour d’un point pour travailler le contact charnel avec la terre, nous plongeons les mains dans la substance sablonneuse. On ressent l’eau qui par capillarité remonte vers la surface, en enfonçant nos doigts dans la terre, on plonge dans l’information, on joue avec cette matière, on l’égraine, on la fait rouler entre les doigts, puis dans la paume de la main.
François nous conduit ensuite vers une « taupinière » géante, une sorte de mamelon de 30 cm de haut en plein milieu du champ. On perçois clairement une forme spiralée inscrite dans l’herbe autour de ce téton terreux, un vortex, je suis la spire et détermine la direction de la queue du vortex. Ensuite nous examinons ce monticule de terre, nous le touchons délicatement, la terre a une autre texture, c’est presque uniquement du sable, de la silice venue des profondeurs du sous-sol, extraite par je ne sais quel animal, si c’est une taupe, elle ferait surement peur à l’alien de la série cinématographique. J’imagine qu’il faut tourner autour du mamelon, François propose de faire une marche militaire puis peu à peu de se libérer en dansant. Nous nous engageons le long de la spire, au pas, le corps raide, la démarche martiale. Petit à petit, le pas se désynchronise, les muscles se libèrent, la démarche se fait nonchalante jusqu’à devenir une ébauche de danse composée de sauts et de gestes d’allégresse. L’information est passée, nous nous arrêtons. J’ai des images de structures géométriques isolées qui appellent à se conjuguer… je crois que c’est ce que nous faisons.

J’ai une info, il faut connecter un 3e état du minéral, François nous mène vers le fond du champ. La terre à une autre couleur, une autre texture. C’est là que l’on doit connecter de nouveau la terre. Accroupis au sol, nous jouons avec elle… un mandala ! Voilà notre mission, prendre de la terre et représenter une figure sur le sol plus foncé à quelques pas.
Chacun se lance, à l’arrivée, le cercle est très présent dans nos dessins. Un petit commentaire sur chaque dessin, puis on efface les dessins… l’énergie de l’éphémère.
On passe au végétal, enfin du végétal qui se minéralise, un mikado de branches mortes, à quelques pas des mandalas attire mon attention, je propose un petit jeu rythmique, mais avant de se lancer, quelqu’un propose de créer une sorte de totem, aussitôt dit, aussitôt fait, nous relevons 3 branches les plus longues et formons une pyramide. Quelqu’un d’autre propose de mettre nos bouteilles d’eau au centre de cette construction. Ensuite, nous nous munissons de morceaux de bois et chacun laisse naître son rythme en frappant les bâtons l’un contre l’autre. Des rythmes personnels qui se mêlent pour former une symphonie unique… moment très jouissif !

Nous nous dirigeons vers les cultures, épinards et mâches à l’autre bout du champs. De là, la différence entre les sols qui composent le champ est très visible. L’info c’est de goûter aux plantes, de laisser parler le goût. Nous mâchons une feuille d’épinard, elle dégage un goût particulier, très intéressant. Nous nous dirigeons vers les mâches et dégustons une feuille. Très florales en bouche, surprenant. François nous explique qu’elles vont monter en graines, ce qui donne probablement ce goût très parfumé. Nous reprenons une feuille d’épinard près des mâche, le goût est totalement différent par rapport à celle prélevée un peu plus loin, les différentes informations piochées dans les sols, jouent sur l’arôme des plantes. Le cerveau s’emballe, le contact avec le lieu et ses informations est total, nous avons l’impression que le sol tangue, que des vagues nous bercent, le terrain nous apparaît comme empli de vibrations, comme une vaste étendue qui balance… c’est l’effet épinard ? Mon attention est attirée par une petite fleur bleuté qui pousse à quelques cm des épinards, je me laisse aller et je cueille la fleur, demandant à François si c’est comestible, il l’identifie comme étant de la véronique (la vrai image en grec), nous ne sommes pas certain qu’elle soit comestible, mais je suis mon instinct, je la mange. Elle vient ajouter ses couleurs à la palette de plantes que j’ai ingurgité dans l’après-midi. Je sens qu’elle apporte d’autres infos, plus brutes, moins « humaines », plus sauvage en fait. Adeline, une des participantes reçoit l’info selon laquelle elle aurait une action sur la clair-audience… ça me parle.

Nous sommes attirés par un tas de compost, un vrai canapé rembourré de crottes de poney et de cheval. François s’y allonge et finalement nous le rejoignons , c’est le dernier point lié au végétal. Le premier lié à l’animal. De là j’ai une info concernant la prochaine étape, il faut trouver un insecte, un papillon plus précisément. On regarde tout autour de nous, pas la moindre trace de papillon… rien qui ressemble de près ou de loin à un papillon. C’est alors que François évoque Horton, le dessin animé qui a pour héros un éléphant. A un moment on y parle des poneys qui se nourrissent d’arc en ciel et qui font des cacas papillons… Nous nous tournons vers Nicolas le poney, allons-y ! Quelques pas plus tard, alors que nous approchons du poney, un papillon traverse notre champ de vision et viens se poser sur la clôture à 2 pas de Nicolas. Stupéfaction !
L’exercice proposé par François consiste à se placer près de Taquine, une carotte en main et de ne lui laisser la prendre que lorsque nous le décidons. Ben c’est pas facile.
Peu après une dispute entre Nicolas et Taquine oblige François à s’interposer, les échanges énergétiques entre les 3 protagonistes nous font travailler également, l’ancrage, le territoire, occuper sa place, tout ça se met à remuer en moi. Nous quittons l’enclos, dernière étape, planter des fraisiers. François distribue 4 plants à chacun, puis nous retournons dans le champs. Arrivés au milieu, je me sens englué, j’en informe les autres et décidons que c’est à cet endroit que doivent être plantés les fraisiers. A 4 pattes, nous enfonçons les mains dans la terre, choisissant le lieu qui portera nos plants. François nous explique comment procéder, mettre l’intention aussi, c’est important. C’est en pleine conscience que nous livrons les plantes à la terre. Je me rend compte que planter n’est pas un acte anodin, que l’échange avec la terre est profond, nous recevons de l’information, mais nous en donnons aussi, le tout formant l’impulsion qui se traduira par la récolte de fraises dans quelques semaines. Très impressionnant cette immersion dans le vivant.

Nous quittons le champ pour finir dans une forêt non loin de là, rencontre avec les plantes sauvages et des lauriers qui se sont sauvés.

Une coanimation parfaite, en totale harmonie. Un stage qui c’est déroulé dans la fluidité, à tel point que l’on a perçu sa densité que quelques heures plus tard. Un travail très intense, j’ai mis 3 ou 4 jours à redescendre, le contact avec les 3 règnes a été très riche pourtant je sais qu’il me reste encore beaucoup à faire sur ce sujet, ce sera l’occasion d’un prochain stage dans 2 ou 3 semaines.

Si vous voulez participer au prochain stage en coanimation avec François, Taquine, Nicolas et moi vous pouvez vous inscrire dès à présent par mail (lesabotdepegase@yahoo.fr) ou par téléphone (06 26 46 45 60).

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2 04 2012

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