Canada, les chutes de Sainte-Anne, 3 petits ponts et puis s’en vont !

14 11 2011

A la fin de notre petit stage avec JP, nous avons décidé, Biou, Raph et moi de suivre les conseils de nos amis qui avaient déjà visité la région et de nous rendre au canyon Sainte-Anne, puis aux chutes de Montmorency.
Quelques petites choses qui m’intriguèrent dés le début, Sainte-Anne est la grand-mère de Jésus donc en rapport avec le stage de JP sur les ancêtres. Ensuite, Anne de Montmorency, c’est le nom d’un homme très puissant de la Renaissance française qui m’a toujours intrigué. Le fait que lorsqu’on réuni le nom des deux lieux on obtienne ce nom à piqué doublement ma curiosité. Enfin, j’ai vécu très longtemps rue de Montmorency, je me suis demandé si j’avais pas du nettoyage à faire sur cette période de ma vie.

Sur ces réflexions nous prenons la route vers les chutes de Montmorency qui sont les plus proches des deux lieux. Sur la route nous testons et alors que nous passons devant ces très impressionnantes chutes d’eau, nous décidons de continuer vers le canyon Sainte-Anne. Le temps est nuageux, une petite bruine nous trempe dès que nous sortons de la voiture. Devant nous un petit resto, un guichet. Nous prenons des billets et passons de l’autre côté. Des statues colorées représentant des animaux sauvages nous accueillent, un chemin nous conduit vers le canyon et ses chutes.
Nous arrivons devant la rivière Sainte-Anne-du-Nord, large cours d’eau couleur sirop d’érable, qui bouillonne, mousse, s’évapore avec violence. Un premier pont suspendu, mis en place par Jean-Marie et Laurent McNicoll, qui ont aménagé le site dans les années 60-70, nous permet de traverser ses eaux tumultueuses. J’ai le vertige, car comme tout pont suspendu, il bouge à chacun de nos pas, même si sa taille, sa structure le stabilisent suffisamment pour que le tangage soit peu perceptible. Du milieu du pont, nous pouvons voir le début des chutes. Très impressionnante cette force naturelle qui dégrade les roches granitiques qui tentent de la détourner de son but. Très vite nous sentons que les forces en présence dans les eaux, sur les roches et autour, sont puissantes. Nous sommes restés un long moment sur ce premier pont, regardant à droite, à gauche, en bas, en avant, en arrière… sentant la force de l’eau dévaler sous nos pieds, ressentant l’énergie qui s’échappait du courant. Arrivés à l’autre rive, nous découvrons caché par les remparts de granite, une piscine naturelle malheureusement inaccessible, car au pied même de la paroi rocheuse. Nous continuons sur le petit sentier qui chemine au dessus de la rivière.

L’eau est devenue blanche d’écume, elle chute, fracassant les rochers, gerbant sa colère. Nous faisons des pauses fréquentes sur les points de vue aménagés au dessus de la vigoureuse Sainte-Anne-du-Nord, époustouflés par les images, les sons, les énergies qui nous traversent et qui comme pour le granite, emportent avec elles des fragments qui ne nous sont plus utiles. Nous découvrons avec stupeur que ces chutes sont plus hautes que les célèbres Niagara, 75 mètres contre 60.

Nous arrivons devant le second pont suspendu, d’allure plus modeste que le premier, il s’avère rouler et tanguer beaucoup plus que le pont précédent, terrible pour mon oreille interne qui perd le nord dès que je pose mon pied dessus. Tout bouge, j’ai l’impression de ne plus avoir de lien avec la terre, c’est effrayant. Je me tiens au bord fait des efforts surhumains pour me recentrer et finalement réussi à lâcher les suspentes auxquelles j’étais arrimé comme une moule sur son rocher. Je fais quelques pas vers le milieu du pont, scotché par la beauté du site, du panorama et des sensations que je bois comme la bruine dégagée par la rivière s’infiltre à travers mes vêtements. Une fois le cerveau habitué aux mouvements du pont, j’ai l’impression de voler au-dessus des chutes, mais mon vol s’arrête d’un coup quand je découvre le dernier pont tout en bas de la cascade. Un tout petit pont suspendu, avec un plancher grillagé à travers lequel on voit toute la rage écumante de la rivière venir se déverser dans un assaut final… Jamais je ne pourrais passer sur ça !
Pendant que je capitule devant le prochain pont, Raph et Biou dialoguent avec les énergies qui nous entourent. Je fini par me recentrer et faire comme eux, même si je ne suis pas très à l’aise sur ce pont et que l’idée de passer sur le pont suivant me tétanise.
Nous reprenons notre descente, descente aux enfers pour moi, car le dernier pont me semble infranchissable. Je me dis que je ne peux pas renoncer après avoir franchi les 2 premiers, c’est trop bête !
Nous entamons la traversée, du pont, voir l’eau défiler sous nos pieds me saisi d’effroi, sentir le pont s’ébrouer à chacun de mes pas, me coagule le sang, je m’agrippe au câble d’acier qui sert de structure à cet ouvrage d’art qui me semble aussi fiable qu’un ruban de dentelle. J’avance jusqu’au centre du pont, l’énergie colle au sol, c’était déjà sensible au précédent pont, ça l’est encore plus ici. Je suis submergé d’énergie, d’humidité, d’humilité, d’admiration… Je traverse et me retrouve sur le ponton de l’autre côté. Merveilleux !

Nous profitons du lieu quelques instants, puis retraversons le pont dans l’autre sens, ça va mieux !
Nous remontons le long du chemin sans repasser par les autres ponts.
Contemplant l’autre rive, Raph nous fait remarquer, les « chaudrons » (trous verticaux dans les roches) de l’autre côté, les énergies présentes s’identifient comme étant des géants, un peu plus loin un panneau explicatif parle de légendes concernant des géants qui cuisinent dans les trous rocheux autour de la Sainte-Anne-du-Nord, étrange, non ? Derrière moi quelque chose s’agite, une énergie se présente, un géant… je le salue et nous continuons notre progression vers le haut de la chute.

Un peu plus haut, une énergie m’interpelle, un mur de roche au pied duquel une sorte de banc à été taillé dans le rocher. Elle nous invite à nous asseoir, tout les 3 sur le siège de granite, à des places précises. Puis au bout d’un moment, on change de place et ainsi de suite jusqu’à ce que chacun est pu s’asseoir au 3 emplacements.
Une fois la mise à jour terminée, puisqu’il semblerait que ce soit l’objet de ce petit manège, nous reprenons notre chemin et après quelques efforts arrivons au sommet de la chute.
Nous regagnons l’extérieur, la voiture. Il est temps de rejoindre les chutes de Montmorency.

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18 11 2011
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