Rapa Nui, on se la joue touriste !

17 05 2011

Journée touriste, nous allons visiter le site d’Orongo, lieu où se déroulait la cérémonie de l’homme oiseau. Nous arrivons au sommet du volcan Rano Kau. Un parking et une petite guérite nous accueillent. Une femme en uniforme nous vend des tickets qui nous permettrons de visiter ce site et le site du Rano Raraku. Nous pénétrons dans l’enceinte, de l’herbe, un chemin et l’océan. Nous suivons le tracé au sol, sente terreuse qui nous rapproche de la falaise. Au milieu de l’eau cobalt, face à nous, une immense canine grise perce les flots, un peu plus loin, deux petits grumeaux rocheux, sur le plus grand, les compétiteurs récupéraient le premier oeuf de sterne qui les propulsait, eux ou leur maître, au rang d’homme-oiseau pour l’année à venir. Nous suivons le petit chemin, qui ne sent pas la noisette, des ruines de maison en pierre, des maisons reconstruites, il parait qu’on y élevait les enfants qui un jour participeraient à cette course au premier oeuf. Les portes sont très petites presque des chatières, c’est très obscur, les énergies présentes ne me plaisent pas, j’avance sur le chemin laissant mes compagnons voguer entre les masures de pierre. Après quelques zigzags, je me retrouve au cul d’une queue de touristes du 3e âge. Ils papotent, critiquent et rouspètent… de vrais touristes français ! Nous attendons donc que le petit promontoire qui permet de voir les îlots, les pétroglyphes, et le lac au fond du cratère, se vide, 5 personnes maximum sont autorisés à séjourner dessus en même temps. Qu’est ce qu’ils sont long les vieux touristes qui regardent partout et qui ne voient rien, et les vieilles qui papotent sur le promontoire sans regarder autour d’elles, finalement la guide qui accompagne le troupeau d’ancêtres, mène comme un chien de berger tout son petit monde vers le point de vue suivant. Je grimpe sur le promontoire, examine rapidement les tracés gravés sur les roches. Make-make est très présent, l’homme oiseau aussi. La vue plongeante sur l’océan et les îlots est très belle, mais c’est de l’autre côté que mon attention est attirée, vers le cratère, un petit éperon rocheux avance sur le vide au dessus du lac. Une énergie semble m’appeler. Je redescend et attend mes compagnons qui finissent par me rejoindre. Cinq par cinq, ils gravissent les 4 ou 5 marches et se retrouvent sur le lieu d’où les autochtones guettaient le vainqueur de la course de l’homme oiseau. Finalement, une fois tous mes amis redescendus, je rejoins JP et Christophe qui dissertent en regardant les pétroglyphes. L’énergie qui m’interpelle est toujours là, j’en parle à JP. Il teste et après quelques tâtonnements, identifie l’énergie, c’est une sorte de thermostat qui régule toutes les énergies du cratère. Nous poursuivons notre parcours qui mène à la sortie.
Reprenant la voiture, nous redescendons vers la côte. Nous arrivons à Vinapu, le site est composé de deux ahus éloignés l’un de l’autre d’une cinquantaine ou une centaine de mètres, les distances sont difficiles à évaluer sous le soleil pascuan. Le site, plus ou moins en ruine, les moaïs échoués sur le sol les fesses visant le ciel. Un avion manœuvre sur la piste, on voit le haut de l’empennage qui passe un peu plus loin. Nous visitons d’abord le ahu le plus à gauche. La partie la plus intéressante, se trouve à l’arrière, face à l’océan. De grosses pierres ajustées au millimètre exactement comme les murs que l’on voit au Pérou, très impressionnant ! JP remarque une pierre, il la fait basculer et la retire découvrant un creux qui ressemble à un lavabo. Nous y poserons les mains chacun notre tour bénéficiant de l’énergie qui semble baigner cette cupule. Autour, des morceaux de moaïs disparaissent dans le sol. Rejoignant l’autre ahu, nous sommes attirés par une masse rougeâtre, faite de la même pierre que les « chapeaux » de moaïs. Difficilement identifiable de loin, le bloc rouge affiche des traits féminins, une paire de seins, une vulve au raz du sol et entre les deux un nombril assez protubérant.  Nous l’enserrons dans nos bras. Imprégnés d’énergie féminine, nous reprenons la route vers le fameux Rano Raraku (la nurserie de moaïs). Un parking nous accueille, sur un côté, un hangar, dans lequel les marchands du temple se sont intallés, vendant boissons, t-shirts, colifichets et autres niaiseries aux couleurs pascuanes. Nous faisons une petite pause, ingurgitons des sandwichs, des chips et même des sandwichs aux chips sous une petite bruine.
L’estomac rempli, nous entrons dans le parc à moaï. Un guichet avec le même modèle de femme en uniforme qui poinçonne nos tickets, puis un sentier de terre et de cailloux. Jean-Pierre le « chaman » et Corinne sont déjà venus, lorsqu’ils étaient seuls avant notre arrivée, aussi Coco nous sert-elle de guide. Elle propose de nous rendre d’abord à l’intérieur du cratère. Nous la suivons le long du chemin qui devient ocre à mesure qu’il perce le contrefort du volcan. Coco nous fait fermer les yeux avant de pénétrer au coeur du Rano Raraku. Lorsque la lumière pénètre mon cristallin, je découvre un lac, orné d’une forêt de roseaux, les pentes intérieures du volcan coulent peu à peu dans l’eau, le tableau est féérique. La baignade étant autorisée, les plus courageux se dévêtent et pénétrant dans la vase, se retrouvent bientôt dans l’eau métallique du lac. Autour de l’étang, des chevaux gambadent, nous scrutent de temps en temps, intrigués peut-être par ces touristes qui envahissent leur espace. Voyant le mal que mes camarades ont eu pour rejoindre l’eau à travers la vase, je fabrique un pont en roseaux en couchant les tiges sur la vase. Je forme des chevrons en avançant vers l’eau. je n’ai pas le temps de finir, mes compagnons décident de retourner sur terre et empruntent mon petit pont qui résiste avec succès à leur passage. Une fois revêtus, nous gagnons le versant intérieur sur lequel poussent quelques moaïs. Il y en a à tous les stades de leur libération de la roche. Nous continuons notre

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parcours parmi les géants de pierres, nous passons à l’extérieur du volcan. Là nous reconnaissons les vedettes de pierre qui parent la plupart des cartes postales, les pubs et les reportages photo. En suivant le balisage, nous rencontrons aussi le plus grand moaï, presque 20 mètres , toujours dans son placenta minéral. Un compère plus petit, un trois mats tatoué sur le ventre, mais aussi le seul moaï en position de scribe, à genoux, fesses sur les talons. La journée s’achève, les gardiens commencent leur ronde afin de s’assurer que les visiteurs sont tous sortis avant de fermer le parc.
Retour à l’hôtel.

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2 responses

2 02 2012
anasandrea

Angel, j’ai lu cet article avec intérêt mais je m’attendais a plus de description de l’énergie des lieux et des merveilles que vous avez pu percevoir la bas!

2 02 2012
Pegase

Bonjour Ana, merci pour ce commentaire qui me permet de préciser un peu ma démarche.
Mon objectif pour ce blog, n’est pas de faire une description détaillée de tout ce que je croise, je n’y arriverais pas et ce n’est pas ce qui m’intéresse. Par contre, par l’intermédiaire de mes articles, je tente d’éveiller la curiosité du lecteur, de donner quelques infos (conscientes ou inconscientes) comme des fenêtres ouvertes vers d’autres mondes. Les photos sont aussi là pour fournir une couche supplémentaire d’information, dessus il y a ce qui est visible et ce qui ne l’est pas. Après c’est au lecteur de jouer, rechercher plus d’infos, utiliser son ressenti…
A bientôt.

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