Rapa Nui, la messe pascuane

23 04 2011

Aujourd’hui c’est dimanche, le programme de la journée ressemble plus à celui de tout bon touriste… Aller à l’église, assister à la messe avec les autochtones. Baignade à la plage. Visite du côté du ahu restauré par les japonais suite à un tsunami dans les années 60, comme quoi, Japon, tsunami et île de Pâques sont des mots qui s’entrelacent depuis longtemps. Enfin, pour clôturer cette journée de farniente, repas traditionnel préparé par Petra et sa famille.
Après le petit déjeuner, nous sommes 5 à partir à l’église en voiture, un sixième nous rejoindra plus tard à pied. Nous arrivons devant le bâtiment blanc aux décorations tribales. Toute la communauté de l’île est présente, pomponnée, parfumée, tirée à quatre épingles. Coiffés et gominés, j’ai l’impression de revivre mes vacances en Espagne chez ma grand-mère, je l’accompagnais à l’église le samedi soir et les paroissiens étaient tous apprêtés de la même façon. C’est plutôt sympathique, ça donne un petit goût de passé qui est agréable. Nous pénétrons dans l’église et nous installons au fond contre les murs. Le lieu est déjà presque plein, nous sommes une quinzaines de personnes tapissées contre la peinture blanche. La salle est plutôt grande, il y a des fenêtres tout le long, elle s’ouvriront en cours de cérémonie, la chaleur devenant oppressante. Une fois installé, je remarque de nombreux touristes assis sur les bancs centraux. Je regarde les paroissiens, des jeunes, des vieux, des familles, des solitaires. J’aime bien l’énergie qui se dégage du lieu, je ressens de la sérénité, mais aussi de la force sous-jacente. Je regarde les gens qui m’entourent, je les trouve beaux !
Une petite voix dans ma tête, me dit : « ressaisis-toi ! Tu bascule dans la béatitude ! »
La messe commence, le curé au fond, là-bas, loin… accueille les fidèles. Un rétroprojecteur s’allume et diffuse les paroles des chants.
Le prêtre parle, commente les écritures mais je ne l’écoute pas, je baigne dans l’énergie du lieu ou des gens, c’est agréable, je passe mon temps à regarder mes voisins, à ressentir leurs joies ou leurs peines, certains sont vraiment beaux. Des chants me tirent de mes errances, ils sont joyeux, « pacifiques »  (polynésiens et paisibles).
Depuis le début de la cérémonie, j’ai envie de m’approcher de 2 personnes, une femme corpulente à queue de cheval toute de bleue vêtue et un vieil homme de bel prestance, le crâne rasé, chemise hawaïenne, belle moustache à la « Magnum ». Un chant me donne l’occasion de me rapprocher de la femme. Tous les participants se donnent la main, la femme me tend la sienne, je m’empresse de la lui donné laissant tomber mon appareil photo qui se retrouve suspendu à sa dragonne, j’étais en train de filmé le début du chant. Une énergie me traverse, le contact avec cette femme me surprend. Christophe me dira ensuite qu’une énergie de type « serpentoïde » circulait dans la salle à ce moment là. Le chant terminé, nous regagnons chacun notre place.
Vingt mètres devant moi, j’ai repéré un homme au comportement étrange, vêtu d’une chemise blanche et d’une cravate noire, il arbore une sorte de chapeau constellé de coquillages et un collier de perles… je me demande si c’est un chaman, ou personnage important de la communauté ou alors le fou du village, même si parfois c’est la même personne. Le bonhomme se lève à chaque chants, regarde les paroissiens, et parfois semble les encourager à chanter, il tourne comme un périscope semblant examiner l’assistance à la recherche d’une âme à secourir. Curieux personnage.
La messe se poursuit, parsemée de dragées musicales, enfin arrive le moment ou l’on se donne la paix, je file la paix à tout ce qui bouge autour de moi et même un peu plus loin. « Magnum » sans cheveux a une bonne poigne, chaleureuse et ferme, son énergie me plait.
Le moment de la communion arrive,  les croyants forment des files qui aboutissent au prêtre et à ses assistantes (oui des femmes qui donnent l’Hostie). La cérémonie se termine, les communiants repartent avec une tâche de cendre sur le front. Les gens se dispersent, devant l’église se forment des grumeaux humains, les familles et amis se regroupent. Les touristes disparaissent. Nous rencontrons Petra, elle nous confirme l’heure de rendez-vous pour le repas du soir, 17h00 – 17h30 afin d’assister à la préparation du repas, une autre forme de cérémonie.

http://www.dailymotion.com/video/xid5qs_messe-a-l-ile-de-paques_travel

Publicités

Actions

Information

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s




%d blogueurs aiment cette page :