Rapa Nui, le chaudron magique

18 04 2011

Après cette nuit éprouvante, nous lézardons à l’hôtel, nous prenons notre premier repas de midi sur place, quelques pâtes feront l’affaire.
Nous repartons, en ville faire un peu de change, depuis peu il y a une nouvelle banque sur l’île, le distributeur accepte les cartes visa. La ville est calme, les habitants circulent comme si aucun tsunami n’avait menacé l’île. Par contre la banque est fermée, stigmate de la vague ou  horaires avantageux pour les employés ? Le distributeur est en panne… tant pis ! Nous longeons la côte vers le Rano Kau au sud de Hanga Roa.

Petit passage dans un port microscopique, un moaï solitaire est planté là, deux cents mètres plus loin, un autre est étendu sur l’herbe, attendant que quelqu’un le relève. J’ai beau demandé au mana de me filer un coup de main, rien ne lévite, même pas les fourmis qui trottinent sur le corps de pierre. Il faut croire que je n’ai pas la maîtrise du mana !
Nous continuons notre petite escapade mais arrivons dans une zone remplie de monde, de policiers, de voitures garées n’importe où. C’est le championnat du monde de plongée qui se déroule sur l’île. Curieux, nous descendons faire un petit tour. Il fait très chaud, la falaise est remplie de touristes, d’autochtones, de policiers en civil, un stand « red bull » siège au milieu. De la musique vomie par de gargantuesques haut-parleurs inonde nos oreilles. Nous nous approchons du bord, dans l’eau se dresse une tour de 26 mètres, du haut de cette tour, les athlètes feront une pirouette et plouf ! Des milliers de gouttes d’eau les accueilleront dnas un feu d’artifice d’écume et de son. Nous assistons à quelques plongeons, impressionnant et tellement rapide aussi, en quelques dizièmes de secondes, l’acte est joué. Les plongeurs sont beaux et les figures décrites l’espace d’un instant entre ciel et mer sont féeriques. Nous nous éloignons un peu JP nous indique une caverne au pied de la falaise sur laquelle trône le chapiteau du taureau rouge. L’énergie est forte mais agréable, JP l’identifie, c’est une énergie mariale, la même qu’à Lourdes. Pourtant ici pas de basilique, pas de pélerins, ni de miracles ni de vendeurs du temple… quoique, la messe miraculeuse qui se joue au-dessus prend une autre teinte tout à coup. Et comme pour nous faire un clin d’oeil, en tournant la tête vers l’océan, j’aperçois un homme qui marche sur l’eau…
… bon pas tout à fait, un rapa nui debout sur une planche de surf, pagaie et traverse le golfe tranquillement. L’image est quand même surprenante.
Nous quittons la zone et reprenons la voiture.

Nous passons près de l’aéroport avec sa piste cosmique, piste de secours pour la navette spatiale américaine. La voiture grimpe le long de la route qui serpente jusqu’au sommet du cratère. Corinne et « le chaman » nous guident dans cette petite excursion, ils ont déjà eu l’occasion de visiter l’endroit, pendant les quelques jours où ils nous attendaient. Une fois garés presque au sommet, ils nous demandent de fermer les yeux. Ils nous prennent par la main et nous guident vers le bord du volcan. Une fois en place nous ouvrons les yeux… magnifique ! Le spectacle est prodigieux, à nos pieds une pente raide descend jusqu’au fond du cratère. Un lac entouré, de plantes, d’arbustes, parsemé de joncs et autres plantes aquatiques mijote au fond de ce chaudron tellurique. La mosaïque de couleurs, le contraste en les eaux bleues et les herbes vertes est magnifique. Un vent ensorcelant venant de l’océan passe par une brèche en face, séquelle d’un naufrage ancestrale selon certaines légendes. Un des colons de cette île, serait arrivé par là, échouant son navire contre la paroi du volcan, déchirant à jamais ces lèvre de terre et de feu.
Le paysage est magnifique, c’est une autre dimension ou peut-être un empilement de plusieurs dimensions ? Nous nous asseyons sur la crête. Le temps passe mais ça ne sent pas. Un couple de rapa nui remonte du fond de la marmite. C’est trop tentant, Biou et moi décidons de descendre malgré les panneaux d’interdiction et de danger qui tentent de nous en dissuader. Le chemin est pentu, caillouteux et serpentant, mais reste praticable. Nous zigzaguons entre les herbes hautes et les pierres qui se disloquent sous nos pieds. Nous arrivons enfin au bord d’une sorte de lisière, faite d’herbes, délimitant une frontière entre la pente escarpée et des touffes d’arbustes qui protègent le lac. J’observe le terrain, il a l’air praticable, mais les arbustes semblent un rempart infranchissable. Nous profitons du lieu, mais décidons de ne pas franchir la zone herbeuse, de toute façons on ne pourrait pas aller beaucoup plus loin par là. Nous remontons le petit chemin, c’est nettement plus difficile que la descente. Arrivés en haut, Carine nous croise et à son tour descend jeter un oeil plus bas. Elle remonte peu de temps après et nous rejoignons le véhicule. Nous continuons notre escapade en direction de l’est vers le moaï de l’air.

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