Rapa Nui, Puakatiki

4 04 2011

Petite grasse mat’, aujourd’hui ! Levé à 8h30, c’est du luxe. Après le petit déjeuner, tous en voiture, direction la seule station service de l’île. Petite déception, elle est fermée. Enfin, le employés sont là, la boutique aussi, mais les pompes sont closes. Un camion citerne dans un coin recharge les cuves. Un employé débloque le passage, une file de camionnettes, de pick-ups et de 4×4 s’écoule entre les pompes. Les employés commencent le service. Rapidement c’est notre tour. Le pompiste nous demande de descendre du véhicule, sécurité oblige, le remplissage se fait voiture vide.
Nous voilà repartis, ce coup-ci nous recherchons le point lié à la terre, il est situé sur la côte nord-est de l’île. Au bout de quelques kilomètres, nous sommes au pied du volcan, un petit sentier grimpé en voiture entre cailloux et chevaux, arrivé en bout de piste, des poteaux et des barbelés. Léon, JP et moi aidons les autres à franchir les barbelés, puis nous entamons la montée du flanc du volcan. Des énergies extraterrestres mouchettent le coteau, quelques carcasses de vaches perlent de-ci, de-là. La montée est longue, la pente s’accentue au fur et à mesure. Franchissement de nouveaux barbelés, puis dernière ligne droite. Le sommet est surmonté de trois mamelons, nous franchissons la crête entre deux d’entre eux. Petite pause une fois arrivée en haut. JP demande a Christophe et Carine de se coucher par terre. Assis autour d’eux, nous effectuons un petit travail énergétique. Le soleil cogne, nous commençons à avoir faim, direction un bosquet d’eucalyptus où se masse un troupeau de vaches. Assis sur un arbre mort à l’abri du soleil, nous partageons sandwichs, chips, oeufs durs, accompagnés par les meuglements des bovidés.
Le repas terminé, nous nous dirigeons vers le sommet du volcan Puakatiki. La montée est rude, au sommet une touffe d’arbres, un petit bosquet d’eucalyptus. Nous arrivons en désordre, je me fraie un chemin jusqu’au centre du cratère parmi les arbres enchevêtrés, couchés, morts, debouts, de travers. Après une courte pause, l’envie me prend de faire le tour du cratère. Je ressors et longe le bourrelet de terre et de pierre. Le spectacle est saisissant, les couleurs sont denses, presque aussi brûlantes que le soleil. J’arrive face à une antenne, on se demande ce que ça fout là. Plus loin un amas de cailloux, autour duquel volètent une multitude de libellules. Le chaman du groupe, se trouve là aussi… ce lieu nous parle, je me demande d’où viennent toutes ces libellules… dragonflies en anglais, que font-elles là, loin de toute eau douce, groupées sur ces rochers… y aurait-il une énergie qui les attire ? Il me semble que oui. Je termine mon petit tour, retrouve le centre du bosquet.Tout le monde est enfin arrivé au sommet. JP nous explique qu’il faut faire le tour du cratère et revenir au centre comme je viens de le faire. Allez ! Par gourmandise, je remet ça ! Cette fois je m’arrête là, je m’assoie un peu plus loin, j’observe l’entrelacs d’arbres que les énergies telluriques ont tressé au coeur du volcan.

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