Rapa Nui, élément feu

29 03 2011

Nous devons finir la réactivation du point lié à l’eau au levé du soleil. Heureusement, ce point c’est Akapu, 300 mètres nous séparent de lui. En rang d’oignons, dans les ténèbres finissantes, la fine équipe se dirige vers Akapu, suivie, menée, on ne sait plus trop par le chien de l’hôtel. Nous arrivons sur le petit rocher d’où jailli l’énergie. Nous l’escaladons, le chien reste en bas, il chouine, jappe, fait les cents pas. Nous entamons notre chant, l’énergie tortille vers l’extérieur, puis jailli en force. Nous repassons en face, dos à Akapu. Le chien, nous suit tant bien que mal. Assis sur les débris du ahu, nous bourdonnons en direction du point énergétique. Le lien se tend, il se consolide, l’énergie circule à nouveau. Nous longeons la côte vers Honga Roa, petite visite aux moaïs de Tahai. Même leur énergie semble avoir changé. Retour à l’hôtel, petit déjeuner, préparation des sandwichs et départ pour le nord-ouest. Nous arrivons à Anakena, garons la voiture près de la plage, sous le petit arbuste de la dernière fois. Nous traversons la plage, suivons la crête de l’autre côté, passons au-dessus des ruines où je m’étais rendu seul quelques jours auparavant. Nous poursuivons vers l’ouest, le long de la côte. Des chevaux en liberté, paissent les herbes chétives, le soleil de plomb nous assomme. Intrigué, je m’approche d’un énorme bac en bâche noir rempli d’eau, dans lequel plonge un tuyau relié à une pompe relié elle même à un autre tuyau qui plonge au pied de la falaise et disparaît entre les rochers semble contenir de l’eau douce, c’est là que les chevaux viennent s’abreuver. Nous continuons à avancer sous le soleil, une petite halte sous un arbre au tronc rempli d’épines, puis nous repartons. Une odeur presque sucrée m’attire vers un groupe d’arbres entourés de rochers, on dirait les ruines d’une maison, dans laquelle ont poussé des plantes. Je n’identifie pas tout de suite l’origine du parfum délicieux qui joue avec mes narines. Finalement je me retrouve face à un figuier, il exhale une odeur captivante… si captivante, que je n’ai pas remarqué sur des rochers bruts formant une partie de l’enceinte, un superbe dragon. Biou me le montre du doigt… photo… photo. Nous repartons, encore des chevaux en liberté, maigres pour la plupart, des poulains aussi. Un peu plus loin, un palmier solitaire. Sur notre gauche, une colline, tout en haut, une cavité, nous continuons notre marche sous le soleil… Enfin, JP nous fait signe que nous sommes arrivés. Un gros cailloux, énorme, massif. Nous nous posons autour. Nous sortons les sandwichs. JP nous explique que nous devons rester là, un peu, ça va nous aider à nous mettre en harmonie avec le lieu qui est situé un peu plus loin. A quelques 300 mètres, effectivement gît un tas de pierres et des restes de moaïs, sans doute un ancien ahu complètement dévasté. Ce lieu correspond au feu, je comprends mieux cette marche pénible sous ce soleil ardent… une vrai fournaise.
Après avoir mangé, bu, repris notre souffle, nous nous rendons sur les ruines. Même punition que pour Akapu. Nous chantons sur un rocher à quelques pas de là. Puis une fois l’énergie nettoyée, nous rejoignons les restes de ahu, dos aux moaïs, nous lançons notre bourdonnement comme autant d’abeilles excitées par la chaleur. Le courant semble circuler de nouveau. Nous partons nous abriter dans une caverne à quelques pas de là. C’est sommaire mais confortable. Elle présente des traces d’occupation. Il y fait frais, nous en profitons. Il est l’heure de repartir, en file indienne, nous repartons. Je quitte le groupe pour aller observer de plus près un endroit en bas des rochers, au bord de l’eau. La zone avait attiré mon attention quand nous sommes arrivés tout à l’heure, JP me confit que c’est un lieu particulier intraterrestre, sans doute une sorte de réfectoire. Curieux, je me retrouve donc sur des cailloux battus par les vents et la marée. L’énergie est bizarre et pas très agréable pour moi, je saute de rocher en rocher, une vrai petite chèvre de montagne… argh ! A peine cette image traverse mon esprit que me pieds se dérobent, et je parviens tout juste à me rattraper avec les mains aux rochers qui m’entourent. J’ai quand même un pied qui fini dans l’eau, mais tout va bien. Il semblerait que les intras n’aient pas apprécié m’a petite intrusion dans leur salle à manger… Désolé ! Je me retire, avant de finir les fesses dans l’eau. La marche de retour m’entraîne sur les collines qui longent le chemin, JP lui aussi gambade entre les cailloux. Ils se dirige vers la cavité au sommet de la colline que nous avons vu en venant. Visiblement rien de très intéressant, il redescend. Nous continuons vers la plage, croisant encore des chevaux en liberté. L’un d’eux, immobile, semble empaillé. Rien pas un mouvement d’oreille, je le regarde fixement pendant quelques minutes qui semblent une éternité. Pas un mouvement, même pas une respiration. Et d’un seul coup, comme s’il avait fini de prendre la pause, il reprend sa marche comme si quelqu’un avait appuyé sur play. Nous croisons de plus en plus de chevaux à mesure que nous nous approchons de l’abreuvoir en bâche plastique. Enfin, nous atteignons la plage. La fine équipe se rend dans un des petits troquets en bois de récupération qui se trouve en lisière de la palmeraie de la plage. Tournée générale, bières, boissons fraîches. Le lieu est tenu par deux femme d’âge mûr et de poids. L’une d’elle nous quitte. Celle qui reste sera surnommée Mama cerveza. Les cheveux courts, elle a le type polynésien, elle a une silhouette massive et une voix assez forte. Elle nous charme, elle discute, joue avec le fils de Carine et Christophe. D’elle émane de l’amour mais aussi une énergie qui ne me plaît pas trop. Cependant, ses boissons fraîches, son tempérament, nous font le plus grand bien. Enfin désaltérés, nous rejoignons le sable fin et l’eau fraîche, très fraîche de l’océan.
L’après-midi s’achève, nous regagnons la voiture, direction la ville pour quelques courses, des chips, hum ! encore des chips… puis l’hôtel.

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