Rapa Nui, Akapu nous accueille

20 03 2011

Maria Teresa, tout un poème… arrive pimpante dans un fourgon hyundai de 12 places. Elle arrête le moteur descend en remuant le peu de vent qui souffle devant l’aéroport. C’est une femme d’un bonne trentaine d’années, qui sait ce qu’elle veut et qui aime bien séduire et obtenir ce qu’elle désire. Son fils ouvre le coffre arrière aux ordres de notre hôtesse. Installe les valises en fonction des directives de sa mère. En un rien de temps nous sommes installés aussi dans mini-van. Et c’est parti… Elle demande si l’un de nous comprend l’espagnol, j’imagine que la mini visite guidée de Honga Roa sera différente en fonction de la réponse. Directe à l’hôtel si personne ne comprend ce qu’elle dit, un peu plus vagabonde si elle juge que ça en vaut la peine. Je répond positivement, elle sourie soulagée et entame le tour de la ville… ou du village, vu la taille de l’agglomération. Nous descendons la rue principale, boutiques, petits restos, micro-supermarchés, la pharmacie à droite, le marché aux légumes et un peu d’artisanat à gauche, nous tournons à gauche devant la pharmacie, le marché se retrouve à droite. Nous descendons vers la mer, une banque avec un distributeur qui ne prend que les mastercards… un peu plus loin elle nous indique que derrière un batiment se trouve une autre banque, elle tourne à droite nous faisant passer devant un petit port qui fait face à un terrain de foot. Les clubs de plongée setrouvent là, on tourne encore à droite, on remonte une rue assez large, la poste, les pompiers…à droite la rue principale, je reconnais les boutiques. Nous continuons tout droit et arrivons devant l’église d’un style pas très roman et encore moins gothique, elle est blanche avec des symboles rapa nui sur la façade. J’ai bien envie d’y faire un tour, mais notre hôtesse est déjà repartie sur la gauche. encore quelques petites échoppes sur la gauche et un marché artisanal sur la droite… de meilleure qualité que celui qui se trouve devant la pharmacie selon Maria Teresa. Ni une ni deux nous voilà repartit sur la route, un virage, deux intersections plus loin, la route devient plus chaotique, l’asphalte se fait rare, les nids de poule éclosent comme autant de fleurs sur une pelouse. Pas de problème, la conductrice les évite ou pas d’ailleurs, on monte, on descend, et bientôt apparaît la mer, on la longe sur une route ou plutôt un chemin de terre et enfin apparaît Akapu, le moaï solitaire qui à donné son nom à l’hôtel de Maria Teresa. La voiture prend à droite et s’engouffre dans une propriété dont le portail est ouvert. Maria Teresa roule sur la pelouse et se gare le long du réfectoire. Frein à main, ouverture de portière, elle dispatche les chambres qui se trouvent en face du véhicule. Corinne, une stagiaire est arrivée il y a quelques jours en compagnie de Jean-Pierre « le Chaman » nous accueille. Nous nous précipitons pour l’embrasser. Pendant ce temps, Sebastian, le fils de notre hôtesse ouvre le coffre, décharge les valises, je prends notre valise et me dirige vers nôtre chambre… la 8.

A première vue, la chambre est confortable, propre, la salle de bain à vécue, surtout la douche, même si ce n’est pas un palace, ça devrait faire l’affaire. Corinne nous invite à la rejoindre au réfectoire, où le petit déjeuner est servi… enfin pas pour tout le monde, Maria Teresa nous fait savoir que nous n’y avons pas droit, car nous n’avons pas passé la nuit là… Corinne propose de payer pour le petit déjeuner, l’hôtesse nous offre un sourire et accepte de nous servir. Jean-Pierre  « le chaman » nous rejoint et nous précise que le petit déjeuner est très léger, un petit verre de jus de fruit, 2 petits pains ronds, une noisette de beurre et 3 petites cuillères de confiture, avec un peu de jambon et de fromage.

Après le petit déjeuner, une douche rapide,  Corinne nous propose d’aller faire un petit tour dans les environs. Elle nous conduit face à Akapu, le moaï solitaire près de l’hôtel.


Impressionnant, on dirait que plus on s’approche, plus il semble esquisser un sourire… c’est sans doute le fruit de mon imagination… Corinne nous fait la même remarque au sujet du sourire du moaï… c’est pas mon imagination alors ! Un peu sur la droite de la statue, un petit éperon rocheux attire le regard de Biou et moi. Nous y reviendrons plus tard. Nous continuons la visite le long du littoral en direction de Honga Roa. Très vite ce qui saute aux yeux, c’est toutes les interdictions, ne pas ramasser de cailloux, ne pas marcher là, ne pas toucher les Moaïs, ne pas monter sur les pierres, ne pas passer par là, ne pas quitter le sentier…
Nous passons devant le petit cimetière de l’île, c’est un lieu que je trouve plutôt joyeux, coloré, fleuri.


Nous arrivons sur le site de Tahat, plusieurs ahu (constructions de pierres sur lesquelles reposent les moaïs) nous accueillent. Les moaïs y sont moins charismatiques que celui d’Akapu. Nous revenons vers l’hôtel en flanant.
Biou et moi décidons de repartir voir Akapu et le petit éperon rocheux en attendant l’arrivée des derniers stagiaires prévue avec l’avion de midi qui a déjà 2 heures de retard. Nous arrivons prêt du moaï, nous tournons autour, longeons la côte déconstruite. Revenons vers le moaï, le chien de l’hôtel, nous a accompagné tout le long de notre promenade, et là il part directement vers l’éperon rocheux que nous avions remarqué lors de notre première visite… nous le suivons.

Il semble y avoir une énergie particulière sur cette pointe rocheuse. Nous restons là un petit moment, puis redescendons vers Akapu, c’est le nom que nous avons donné à ce moaï. A ma gauche une petite crique, avec des petites piscines naturelles entre les rochers. Je saute de rocher en rocher et atteint le bas de la crique. Dans les petites retenues d’eau, l’eau est transparente, quelques coraux poussent sur les rochers, de petits poissons gris butinent de roche en roche. Les rochers près de l’océan sont recouverts d’oursins, ils ont de la chance, j’aime pas les fruits de mer. Je remonte près d’Akapu et rejoins Biou. Nous prenons le chemin de l’hôtel.

Publicités

Actions

Information

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s




%d blogueurs aiment cette page :