Concert de Lama Gyurme et Jean-Philippe Rykiel

1 01 2011

c’est assez exceptionnel que je me bouge pour aller au concert, mais Biou (ma femme) m’a offert une sortie pour mon anniversaire, un petit concert de chants tibétains interprétés par lama Gyurme et mis en musique par Jean-Philippe Rykiel. Je bossais ce jour là, d’ailleurs faudrait peut-être que j’arrête… c’est la question que je me pose en cette nouvelle année. Bref je rejoins ma femme au Quai Branly pour la soirée concert. Je retrouve ma dulcinée assise devant la tête du Moaï qui siège dans le hall près du salon de lecture Jacques Kerchache. C’est une tête très impressionnante, qui dégage une énergie très forte, je me demande ce que ça dois faire quand la statue est au complet ? et quand il y en a des centaines partout, dispersées sur les flanc de volcans ça doit être assez énorme !
Bref, je retrouve ma femme et nous descendons au sous sol, où se trouve la salle de concert. Il y a déjà du monde, mais c’est pas la cohue. Nous assistons à une démonstration de construction de mandala avec du sable coloré, c’est fascinant, le moine hyper concentré, disperse des grains de sable de couleur à l’aide s’un petit bâton de bois qu’il tapote. Il a presque terminé son oeuvre. Dernier petit coup, il se redresse, regarde le public, aperçoit une femme qui lui fait signe qu’elle aimerait le prendre en photo. Il sourit, prend une pose comique et gratifie la photographe d’une mimique amusante… très surprenant contraste ! Mais c’est ce qui fait la force de ce petit homme grisonnant à la robe orange et marron.
Plus loin, un buffet, gâteaux tibétains, différents thés et même des raviolis. N’ayant pas dîner, nous nous installons à une mini-table avec un plat de raviolis végétariens, une part de gâteau et un verre de tsampa (le thé à base d’orge et de beurre salé). Les raviolis étaient bons, le gâteau aussi, il me rappelle un peu des gâteaux espagnols assez denses, friables, mais en moins sucré. Le thé par contre ne m’a pas plu du tout, le côté salé m’est resté sur l’estomac, j’ai eu l’impression de boire de l’eau de mer un peu tiédasse… pas terrible ! Biou a bien aimé cette étrange boisson. Pendant que nous mangions, le lama et ses complices accordaient les instruments, micros etc. C’était très sympa ! Après avoir mangé, il fallait encore patienter une bonne demi heure, nous sommes retournés voir le mandala, il y avait une cérémonie, des prières probablement, puis le mandala est effacé, les pigment son regroupés dans une coupe, répartis ensuite dans des sachets de papier et distribués au public. C’est un mandala de longue vie, on reçoit l’énergie qui va avec. Pendant cette opération, je vois arriver un gars, plus grand que moi, plus costaud, cheveux longs, noirs, barbiche longue terminée par un torque en métal et cuir, un manteau de peau d’un animal qui a dû courir un jour sur les pentes herbeuses d’une quelconque montagne… la réincarnation de genghis khan en somme ! Salué par plusieurs personnes, il a un charisme impressionnant. Je découvre plus tard qu’il s’agit de Loten Namling, un célèbre musicien tibétain. Finalement, les spectateurs commencent à se diriger vers la salle de spectacle, nous suivons le mouvement. Comme un ruisseau qui se jette dans la mer nous échouons sur les fauteuils de la cinquième rangées. Juste au-dessus d’un caméraman, bien en face de la scène et de de la petite estrade sur laquelle prend place lama Gyurme. A sa droite une installation électronique, 2 synthés, un « synthé à pédales » au sol, une table de mixage et des fils partout et Jean-Philippe Rykiel au milieu.
La musique commence, sa sonne le synthé à plein tube, le bon vieux synthé des années 90, un peu trop d’ailleurs à mon goût. Je revois les films sur le Tibet et l’Asie qui ont fleuri pendant cette période. Très vite, la voix du lama, forte, basse et enveloppante me ramène dans mon fauteuil. Tantôt il nous ouvre à l’énergie cosmique, tantôt à l’énergie tellurique. Des énergies défilent sur scène, tourbillonnent, repartent… Le pianiste, s’emmêle les pieds, au sens propre comme au figuré sur son pédalier, mais le lama continue sa prière, sans perdre sa concentration, après avoir ramé en solitaire, notre musicien électronique, reprend la mesure. Une heure de chants sacrés plus tard, nos deux artistes quitte la scène sous une avalanche d’applaudissements. Ils reviennent pour le rappel, Lama Gyurme interprète un chant sans accompagnement musical, j’ai trop kiffé ce moment ! Puis une dernière mélodie en commun et enfin le lama nous demande de l’accompagner en chantant « Om mani padme hum » puis nos deux musiciens nous quittent sous un nouveau déluge d’applaudissements. Belle soirée !

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One response

11 04 2012
Petite mise à jour musicale | Le Sabot de Pegase

[…] de Jean-Philippe Rykiel et Lama Gyurme auquel j’ai assisté avec Biou il y a 1 an ou 2 (ici). Même sons, même informations ? Mais il manque le Lama, et pour moi ça fait un gros manque. […]

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