800 mètres

15 10 2010

J’ai envie de revenir sur mon passage par Laval-du-Tarn, un soir nous sommes partis faire une petite balade pour nous ouvrir l’appétit, Biou, ma fille et moi. On c’est dit : « laissons-nous guider par la baguette de sourcier. Nous descendons vers le cimetière, nous le longeons et arrivons à un croisement marqué par un petit calvaire. Nous dialoguons un peu avec l’esprit de la nature qui ce trouve là. Puis je teste à la baguette les chemins qui s’ouvrent devant nous. Bizarrement, c’est un petit sentier que je n’avais pas remarqué en arrivant qui déclenche la réaction de la baguette. Il est assez touffu, les ronces et autres plantes épineuses le dissimulent un peu aux yeux des promeneurs. Ma fille marchant à peine, nous hésitons à nous engager dans ce chemin qui semble peu praticable, mais la curiosité est trop forte, je demande à qu’elle distance nous devons nous rendre… j’égraine les centaines de mètres… trois, quatre… cinq cents… six, sept ? huit cents mètres ! C’est une distance qui semble faisable même si ma femme ou moi devons porter ma fille dans les bras. Ni une, ni deux on s’engage dans la direction définie par la baguette. Très vite on se retrouve sur un petit sentier qui lézarde au dessus d’une gorge. Le sol est un amas de caillasse qui roule dès qu’on pose le pied dessus, un peu difficile quand on porte un bébé de 20 mois dans les bras. Mais c’est pas grave, on avance, j’essai d’évaluer la distance parcourue, j’ai l’impression de ne pas avancer, mais je ne me décourage pas. Ma femme prend le relais et me suis, notre fille dans les bras, j’en profite pour tester à la baguette, nous sommes bien dans la bonne direction, il faut continuer, nous ne sommes pas allés assez loin. Au bout d’un long moment, nous arrivons à un virage en épingle, la baguette s’affaisse brutalement ! Surpris je regarde autour de moi, il y a quelques arbustes tordus, beaucoup de cailloux et un petit buis de 20 centimètres de haut en plein milieu du chemin. Je teste,  ce n’est pas l’arbuste de droite qui fait réagir la baguette, ni les cailloux… c’est le minuscule buis à mes pieds. Il y a un esprit de la nature un peu timide, un petit elfe je crois. Il demande que l’on retire les cailloux qui sont enchevétrés entre les branches de l’arbrisseau. Je m’exécute un peu à contre coeur, le buis est très touffu et je ne vois pas trop où je mets les mains quand elles s’enfoncent entre les feuilles. Je crains de rencontrer un scorpion ou une autre petite bête pas trop fréquentable. Mais j’extrais pierre par pierre toutes celles qui obturaient le coeur du végétal. L’elfe confirme qu’il est content de ce que j’ai fait, je demande si j’ai terminé et si je peux partir… non ! Il souhaite que j’édifie une petite pyramide avec les cailloux que j’ai retiré. Allons-y ! Je ne suis pas à ça près, alors pierre par pierre, je monte le petit monument. Une fois terminé, l’elfe nous autorise à repartir, il est satisfait, je suis un peu déçu d’être venu jusque là uniquement pour ça. Peut-être y avait-il une raison à tout ça que je ne perçois pas. Reprenant ma petite chérie dans mes bras nous repartons, direction la maison. Le chemin de retour nous paraît encore plus long qu’à l’aller, je compte mes pas pour évaluer aproximativement la distance… essouflé j’arrive enfin à notre point de départ… je calcule vite fait la distance… plus ou moins 800 mètres !

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