Le Faune qui n’aimait pas la cigarette

16 09 2010

Merci de ne pas fumer ici !Il y a quelques semaines, alors que nous nous promenions dans le parc près de chez nous, mon attention a été attirée par le très beau séquoia qui trône au milieu de la pelouse. M’approchant du bel arbre, je remarque le faune qui l’habite, un grand esprit de la nature un peu sauvage, peu communicatif, mais ce jour là, il semble un peu nerveux, il recherche le contact pour la première fois depuis que je connais le parc. Je perçois un message, mais ça me semble pas très clair, je fais le tour de l’arbre et des images défilent dans ma tête, quelqu’un qui fume, qui jette des mégots sur le sol jonché d’aiguilles de séquoia. Le faune semble tout excité, comme s’il sautait sur place content que j’ai reçu le message. Bien, il y a quelqu’un qui fume sous le séquoia, d’ailleurs en fixant les yeux par terre, je retrouve les mégots que j’ai vu en image juste avant. A l’aide de mon biochamp, je questionne le faune. Il n’aime pas que l’on fume sous son arbre, la fumée le dérange, il craint pour la sécurité de son arbre, les mégots peuvent-ils enflammer les aiguilles sèches ? Mais surtout il n’aime pas l’énergie qui émane de ce fumeur, stress, colère, envie… un cocktail qui heurte son biochamp. Il me demande de transmettre le message à l’importun, comment faire ?
Je réfléchis, des images (preuve que le faune tente de m’aider à trouver une idée), je vois des mégots qui forment un mot… que je n’arrive pas à lire. Je regarde autour de moi, quelques mégots mais pas assez pour écrire quelque chose d’intelligible. Des cônes (fruits du séquoia), partout par terre autour de moi… voilà mon matériau ! Je ramasse ceux qui sont à portée de main, le texte se précise et j’écris en assemblant les cônes. Au bout d’une dizaine de minutes, on peut lire sur le sol : « merci de ne pas fumer ici ! »

Le faune satisfait de mon oeuvre regagne son arbre. Je suis repassé le lendemain, visiblement le fumeur a lu le message et ne l’a pas apprécié, le message a été gommé à grand coup de semelle. Je ne sais pas s’il continue à fumer sous le séquoia, mais le faune me salue de loin quand je passe.

Publicités

Actions

Information

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s




%d blogueurs aiment cette page :